Manifeste II

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1. Nos exigences à l’adresse de l‘armée

Personnel
GIARDINO exige que le service du personnel de la milice dispose d’une valeur supérieure.
Malgré des sureffectifs de soldats, des spécialistes manquent partout. Les lacunes parmi les cadres aboutissent à une surcharge (hors du service) du cadre actif. Cela se répercute négativement sur la motivation. L’administration ne décharge qu’à peine les cadres. Au contraire, des refus de prestations et des obstacles bureaucratiques de la part des employés fédéraux doivent être compensés par des efforts supplémentaires qui ne sont pas rémunérés.

Formation
GIARDINO soutient la conduite de l’armée dans la transformation de la formation pour un retour à des concepts qui ont fait leurs preuves et s’engage pour le maintien de l’ensemble de l’infrastructure encore à disposition et pour l’équipement en matériel complet des troupes.
Le travail de formation du gros des (sous-)officiers de carrière se situe à un niveau réjouissant. Il faut toutefois constater que les conditions cadres sont souvent mauvaises, ce qui mène à des fluctuations. Dans les cours de répétition, la formation est confrontée à un manque de matériel, des places de tir surpeuplées et de grandes distances à couvrir. Le cadre manque de pratique et d’images en ce qui concerne l’aménagement de la formation. L’introduction du service long était une erreur. Avec l’introduction de trois débuts d’ER, l’expérience est heureusement annulée.

Logistique
Giardino exige que la logistique soit de nouveau décentralisée, les troupes complètement équipées et responsables de leur matériel et que les processus logistiques soient simplifiés. L’ancien matériel ne doit être détruit qu’après l’introduction du nouveau (ou être emmagasiné). Les systèmes doivent de nouveau être considérés comme un tout (avec toutes les pièces de rechange nécessaires, la munition, les carburants, le personnel de formation et les troupes).
Egalement, presque dix ans après l’introduction d’Armée XXI, la logistique ne fonctionne toujours pas de manière satisfaisante. On peut même affirmer que la mise hors service de systèmes se fait de manière négligente, sans qu’un système de remplacement valable soit disponible. Plusieurs bataillons sont équipés du même matériel et l’usent fortement. L’entretien nécessite beaucoup de travail et est coûteux. Sur le petit nombre de logements civils encore disponibles, tous ne sont pas en bonne condition. La séparation de la logistique, du soutien à la conduite et de l’engagement a provoqué en particulier dans l’armée de l’air de gros problèmes dans les interfaces. L’administration centrale comporte un risque en matière de sécurité et donne à penser qu’une mobilisation rapide est irréaliste.

Conduite
GIARDINO exige une CEP pour le désastre FIS FT et des conséquences personnelles. Le commandement supérieur doit être soumis à un «test de stress» sans avertissement préalable.
Le système de conduite et d’information des Forces terrestres (FIS FT) est un désastre financier. Il ne pourra qu’à peine fournir la prestation souhaitée alors (conduite d’une formation mobile). Les erreurs de management lors de l’acquisition provoquent plus qu’un moindre doute sur les capacités et l’intégrité de quelques militaires de haut rang. Il est douteux que l’armée puisse être conduite comme un tout. L’exercice «STABILO 2» est placé sous une mauvaise étoile. Durant les plusieurs années de préparation, il a été régulièrement redimensionné, la plupart du temps pour des raisons de logistique. D’autres grands exercices ont subi le même sort dans les dernières années. En ce moment, la conduite politique se montre sous un non moins mauvais éclairage. De petits jeux politiques semblent plus importants que la sécurité du pays et des personnes.

Finances
GIARDINO exige un programme économique de «fitness» pour l’administration et l’octroi de plus de moyens pour la formation et le front. Les programmes d’armement doivent toujours être utilisés à 100%. Les soldes de crédits sont à éviter.
Malgré de grandes planifications de renoncement pour des raisons financières, le DDPS engage encore toujours trop d’argent à tort (FISFT, informatique) ou vire chaque année des soldes de crédits au département des finances. Pendant que des économies rigoureuses insensées sont faites sur le dos de l’armée et de diverses places de formation, l’administration à Berne semble épargnée par les mesures d’économie. Les pertes financières des cadres professionnels sont en partie considérables. Les dépenses dans les formations sont trop restrictives. Au lieu d’alternatives en matière de programmes d’armement, on laisse tomber des PA entiers et on espère un peu de clémence du Parlement l’année suivante.

Développement de l’armée (DEVA)
GIARDINO exige une armée qui demeure durablement à jour face au développement de la menace dans le domaine militaire et qui soit crédible tant face à l’extérieur qu’à l’intérieur. GIARDINO maintient son exigence de contrôler l’armée avec un exercice de mobilisation et d’engagement sans annonce préalable ou de la soumettre à un «Due Diligence» mené par un comité de milice indépendant.
Une grande partie de la population croit toujours, à tort, que la Suisse dispose d’une armée (équipée de manière moderne) au sens de l’ancienne «Armée 61». C’est faux! Selon GIARDINO, il est exact que, depuis l’introduction d’Armée XXI, la Suisse ne dispose plus d’une armée de défense apte à fonctionner. Il va de soi que certains modules particuliers sont capables de fournir une prestation militaire (p. ex. l’infanterie de protection). Dans son ensemble, l’armée n’est toutefois aujourd’hui ni en état d’être engagée ou mobilisée rapidement. Non seulement un concept global fait défaut, mais aussi le matériel nécessaire à cet effet et une infrastructure (de conduite) décentralisée. Du fait que l’armée refuse un examen «Due-Diligence» neutre de ses moyens et de ses capacités, il faut en conclure que cet état de négligence doit demeurer ignoré de la population.

Défense et approvisionnement du pays
GIARDINO exige un rétablissement sans délai d’un système complet d’approvisionnement du pays (pour l’armée et la population civile).
Il ne subsiste pas le moindre doute que, outre la raréfaction des matières premières (jusqu’à la pénurie de l’eau potable également dans le «château d’eau suisse»), la situation précaire sur le plan de la nourriture dans l’ensemble du pays pourrait de nouveau être un sujet préoccupant. La Confédération a liquidé l’approvisionnement du pays et supprimé le système de rationnement. Ces décisions irresponsables doivent être corrigées sans délai. La Confédération, les cantons et l’industrie privée sont tenus de prendre les mesures correspondantes. L’armée doit être prioritaire dans le cadre d’un approvisionnement complet.

2. Nos exigences à l’adresse de la politique de sécurité

Cadre géopolitique
GIARDINO EXIGE DE LA POLITIQUE QU’ELLE RÉAJUSTE LES PRIORITÉS POLITIQUES ET QU’ELLE ACCORDE PLUS DE POIDS À LA DÉFENSE DE L’INDÉPENDANCE, DE LA LIBERTÉ ET DE LA SÉCURITÉ. (Art 58, 59 et al. CS!)
Le système de financement global du monde basé sur les dettes va au-devant d’un collapsus collectif. Des états ne sont plus en mesure de maintenir leurs institutions sociales. La chasse aux pays et aux groupes de personnes solvables s’accentue. Le ressentiment entre les états s’enflamme. La politique capitule et ne trouve pas de solutions durables. Les relations de puissance globale se décalent. L’OTAN mène une guerre. La lutte pour les matières premières se durcit. L’économie mondiale chancèle. Les forces libres de marché sont supprimées et remplacées par des recettes «harmonisées» d’économie planifiée. Les perspectives sont sombres. Un regard dans les livres d’histoire devrait nous servir d’avertissement.

La politique de sécurité suisse a été négligée durant les 20 dernières années. Outre le paiement d’un «dividende de paix», des biens populaires de technique de défense ont été liquidés. Le savoir en matière de politique de sécurité n’existe plus que sous forme de miettes dans les Chambres fédérales. L’ignorance et la pensée de technique d’action ont remplacé le jugement stratégique et l’expérience. La politique de sécurité est n’est plus attractive et n’a plus d’importance lors d’élections et de votations. Le rapprochement avec l’OTAN en matière d‘organisation continue d’avancer. L’obligation de servir et le principe de la milice sont réprouvés et sont prêts à être abolis.

Rétablir les connaissances de base de la politique de sécurité
GIARDINO exige que les connaissances de base de la politique de sécurité soient rétablies et favorisées.
Une formation politique la plus complète possible des citoyens revêt une importance capitale, avant tout dans une démocratie directe. Les personnes revêtant une responsabilité dans la société, l’économie, la politique (gouvernement du pays et chambres fédérales!), etc. doivent donner le bon exemple. Les difficultés de l’armée sont finalement à mettre sur le compte d’un déficit grossier d’une grande partie des parlementaires fédéraux en matière de politique de sécurité. Les médias acquièrent une importance des plus élevée avec cette prise de conscience et cette transmission de savoir dans l’intérêt global du pays.

Obligation générale de servir
GIARDINO exige que l’obligation générale de servir au sens de la Constitution fédérale en vigueur soit maintenue sans si ni mais.
La réduction de l’obligation de servir, du nombre de jours de services et de CR, la suppression des classes de l’armée et le rajeunissement des formations qui en est résulté ont contribué à retirer l’ancrage de l’armée dans la population. Le caractère de milice en a souffert. L’absence d’une aptitude progressive et l’accès simplifié au service civil ont causé de grands dommages à la probité de défense. L’initiative du GSsA pour la suppression de l’obligation de servir s’engouffre dans cette faille et met ainsi en danger le fondement de notre armée de milice. Ni une milice volontaire ni une armée de métier n’offrent une solution valable et adaptée à nos besoins.

Sécurité intérieure
GIARDINO exige que le gouvernement du pays et les Chambres fédérales créent les conditions nécessaires afin que l’armée puisse également assumer de manière crédible le devoir lié à la «sécurité intérieure» conformément à la Constitution fédérale en vigueur (CF, articles 52, 57, 173, 185 et al.).
«Des déficits et opinions erronées inacceptables existent à ce sujet au niveau de la «Berne fédérale». Le Conseil fédéral et le Parlement doivent, en cas de nécessité, assumer leur responsabilité par des engagements de sécurité opérationnels. Le commandement de l’armée en est très éloigné». GIARDINO partage la conviction disant qu’il existe de nouveau aussi des concepts d’engagement clairement définis pour assumer la responsabilité du Parlement et du Conseil fédéral dans le domaine de la SÉCURITÉ INTÉRIEURE, si les cantons sont dépassés et que le soutien subsidiaire ne suffit plus.

Entreprises, know how civil et armée de milice
GIARDINO exige que les entreprises de notre pays s‘engagent dans le soutien de l’armée et mettent le know how civil de leurs employés à sa disposition.
La force de l’armée suisse de milice réside avant tout dans le fait que les citoyens-soldats y apportent un grand et précieux know how acquis lors de leur formation civile. Tout comme l’industrie suisse profite directement de la sécurité et de l’indépendance du pays, l’ensemble de l’économie suisse est directement intéressée au fait que l’armée de milice puisse et doive profiter de ces qualités.

L’alignement unilatéral sur l’OTAN et sur le PfP (Partnership for Peace) doit être rompu.
GIARDINO refuse une adhésion à l’OTAN. GIARDINO exige du Conseil fédéral et des Chambres fédérales d’abandonner ce caractère unilatéral et d’impliquer en particulier aussi les états BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
L’OTAN demeure intéressée à ce que la Suisse, en cas de situation périlleuse, puisse s’en sortir elle-même et, si nécessaire, puisse se défendre toute seule. Avec une armée forte, la Suisse est en mesure de protéger durablement les cols alpins stratégiquement importants et les transversales nord-sud et est-ouest au cœur de l’Europe. Par une politique conséquente de neutralité armée, la Suisse rend service à l’ensemble de l’Europe. Cette politique de neutralité appliquée de manière conséquente n’empêche en rien de soigner de bonnes relations avec tous les états et de coopérer par exemple dans les domaines de l‘instruction (entraînements de l’armée de l’air, exercices conjoints sur de grandes places d’armes, etc.). A l’inverse, la Suisse peut et doit proposer des offres à ces états (par exemple dans les domaines de la formation dans le service alpin, etc.).

«Il est préférable de disposer d’une défense nationale et de ne pas devoir s’en servir que d’en avoir besoin d’une et de ne pas en posséder» (Günther Reiss)

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