Les armes qui manquent quand la guerre survient…

Les armes qui manquent quand la guerre survient…

Il s’agissait, dès l’annonce d’une surcharge annoncée des hôpitaux, de savoir pourquoi le système de soins risquait de connaître une crise. Tout comme notre défense militaire sur lequel nous reviendront dans cet article, nous vivions dans l’idée que tout était prêt. D’ailleurs nos grands stratèges du moment, alors que l’épidémie faisant déjà ses ravages en Chine, nous affirmaient, à grand renfort d’émissions de télévision que toute était prêt ou presque.
La réalité s’est vite faite connaître. Toute l’infrastructure qui avait été mise sur pied dans le cadre notamment du service sanitaire coordonné est réduite à portion congrue. Les Postes sanitaires de secours qui pouvaient héberger des centaines de patients, qui abritaient des salles d’opération, sont aujourd’hui désaffectés. Ils ont servis ou servent encore à accueillir des immigrants laissant les infrastructures dans un état de désolation. Ne parlons pas du matériel délaissé ou volé. Des hôpitaux protégés et souvent souterrains ont été supprimés ou affectés à des hôpitaux civils. A cette situation, s’ajoutent encore le manque, organisé, de tout le matériel de protection dont on parle maintenant quotidiennement : masques, produits de désinfection, gants.
Ils manquent toujours début avril. Dès lors mise à dispositions ils seront vendus !
De surcroît, les effectifs de la Protection Civile ont fondu comme neige au soleil. Dans un canton romand, pendant les « belles années » on arrivait à un effectif de 8000 personnes astreintes. Aujourd’hui, on compte péniblement 1065 personnes.
Face à cette situation que l’on décrivait il y a quelques semaines comme « tout sous contrôle » ou « les plans sont révisés régulièrement » les choses ont mal tourné et la population se retrouve confinée dans ses habitations. Menaçant les téméraires promeneurs de se voir infliger une amende.
Une façon « Moyenâgeuse » de régler le problème de cette pandémie. Les conséquences économiques ne tarderont pas à se faire plus cruelles que cette affaire sanitaire qui, aura, il est vrai coûté la vie à des patients.

En réalité les gouvernements européens, mauvais élèves pour ne pas avoir été assez soucieux de s’équiper dans ce domaine bien précis, on copié un autre mauvais élève, tricheur en plus, qu’est la Chine et son gouvernement dictatorial. Il a bloqué les gens de force dans ses appartements. La Chine a donc donné le ton et ses solutions au monde « démocratique » : bloquer, isoler, contrôler et surveiller, sanctionner. Pire, profitant de la faiblesse de tous les pays qui s’étaient précipités pour confier à ce pays asiatique la confection de tous les biens de consommation, le gouvernement de Xijinpin est en train de faire la promotion de sa politique. Pire, des avions apportent le matériel de protection qui fait défaut, ne manquant pas, de montrer à la télévision la générosité chinoise à grand renfort de publicité de grands gestes de « fraternité ».

Ces manquements stratégiques sont dramatiques. Ils signent de façon claire que la direction des affaires va de plus en plus vers un régime dictatorial qui semble n’effrayer personne.
Fort étonnement la première liberté qui est celle de se mouvoir ne semble émouvoir personne. On surveille les téléphones portables des privés on se félicite du contrôle, de l’actions de la police qui par paranthèse se promène, elle, sans masques de protection.. Cela montre à quel point la dérive a pris le pied sur notre démocratie.
Il ne fait nul doute que la perte d’influence fondamentalement basée sur la force physique et industrielle risque de coûter très cher à nos pays européens. La crise économique qui ne manquera pas de faire des ravages autrement plus graves que le coronavirus se doublera d’une incapacité à assurer la sécurité et la protection des habitants.
Ce ne seront plus des masques ni des solutions hydro-alcooliques qui manqueront mais bien des moyens militaires.

C’est ainsi que l’on se retrouve au centre du problème. Les gouvernants de ces vingt dernières années on démantelé toute la structure de défense de la population, non seulement sur le plan sanitaire, on le voit maintenant mais aussi et surtout sur le plan de la défense du pays. La politique de coopération, la smart defense, la montée en puissance, tous ces beaux concepts s’effondrent seulement à la lumière d’une affaire de pandémie.
A la veille de troubles autrement plus graves que cette pandémie nous serons, il faut le prévoir, aussi nus que nous le sommes maintenant avec le coronavirus. La seule différence c’est que ce ne seront plus des masques qu’il nous faudra, mais des armes et des moyens de protéger la population contre la menace physique.
Il serait temps que l’on revienne à de plus sages considérations et que les politiciens sérieux et responsables fassent que l’armée soit correctement dotée, d’effectifs suffisants. Nous espérons qu’il n’est pas trop tard pour le faire.
Il serait temps que nos dirigeants s’intéressent à l’histoire et tirent des projections sur la géopolitique du pays au lieu de continuer à s’entendre sur le dos de la population au profit d’une oligarchie coupable d’avoir négligé, déjà maintenant la protection de ses naïfs électeurs.

François Villard